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Festival de la famille in Bienne

Festival de la famille : Le couple et les droits de l’Homme 

Biel/Bienne, Switzerland, 8.12.2018

Pour commémorer le 70ème anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, la communauté de la FFWPU-NW a organisé un festival de la famille le 8 décembre 2018 à Bienne. Une centaine de personnes participait à la première heure de présentations artistiques comprenant des danses, des chants et des musiques instrumentales. Une quarantaine était venue pour admirer les enfants dans l’interprétation de leurs danses et s’est retirée ensuite avec les petites danseuses pour un apéro organisé par leur école de danse.

 

 

Noëmie Komagata a fait la modération en deux langues puis s’est attelée à la traduction simultanée en allemand pour la conférence pour environ un quart des participants ; toutes les diapositives étaient écrites dans les deux langues.

 

  Après cette première partie, Chantal Chételat Komagata, secrétaire générale de la FPU, a commencé sa présentation sur le couple et les droits de l’Homme en saluant chaleureusement l’assemblée. Elle a repris plusieurs articles de la déclaration qui avaient particulièrement trait au couple et la famille en les expliquant dans le contexte des principes universels de la FPU et de son expérience personnelle de femme, mère et grand-mère. En voici un résumé :

After this first part, Chantal Chételat Komagata, UPF general secretary, started her presentation on the couple and human rights with heartfelt greetings. She mentioned several articles in the UDHR that were specific to the couple and the family, explaining them in the context of the UPF universal principles and her

L’article premier met en évidence les droits fondamentaux de l’être humain : libres et égaux en dignité et en droits, doués de raison et de conscience et devant agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Tout être humain commence dans le sein de sa mère, traverse la vie sur terre en espérant y trouver joie et bonheur et un jour la quitte par la mort de son corps ; ce processus nous rend automatiquement égaux face à la vie. La question de l’égalité des droits, du développement de la raison et de la conscience se pose particulièrement par rapport au milieu familial et sociétal dans lequel on grandit, qui influencent notre capacité de poursuivre un but plus élevé que juste sa survie et d’assurer un esprit d’égalité et de fraternité envers tous. Une famille d’amour vrai et le développement holistique de chaque individu représentent donc la condition sine qua non pour mettre en œuvre cet article qui est le point clé de la paix dans le monde.

Le premier point de l’article 16 dans lequel l’âge nubile pour se marier est évoqué a particulièrement interpellé le public. C’est un terme que personne ne connaissait et impossible à définir sans une explication minutieuse. La présentation met en évidence les différents éléments indispensables dans les domaines physique, spirituel, émotionnel, intellectuel et mental de la personne pour atteindre un degré de maturité suffisant avant de se lancer dans le mariage. On a aussi relevé le fait que La famille est l’élément naturel et fondamental de la société, a droit à la protection et que le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux, ce qui requiert, une fois de plus, une maturité d’esprit et de conscience.

L’article 18 a trait au droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. L’article 19 traite du droit à la liberté d’opinion et d’expression. Ces différents droits donnent du fil à retordre aux couples si le mari ou la femme impose son point de vue ou sa doctrine figée, veut avoir raison et ne supporte pas d’avis contraires. Le seul moyen de faire fonctionner un couple puis une famille, c’est de développer une oreille d’appréciation l’un pour l’autre, d’utiliser toute critique ou point de vue contraire comme une occasion d’étendre son horizon et de se développer, également quand cela vient des enfants. Dans le cas de couples interculturels, le problème de l’arrogance culturelle s’ajoute au défi des divergences d’opinion personnelles.

L’article 26 stipule le droit à l’éducation élémentaire obligatoire et gratuite et précise que cette éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il présuppose donc une éducation qui ne vise pas seulement le développement de l’intellect et des connaissances, mais bien le développement de la personnalité dans toutes ses dimensions. C’est très loin du système scolaire actuel.

L’article 29 mentionne les devoirs envers la communauté ainsi que les limitations de ses droits pour assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. C’est le seul article qui, au lieu de mentionner un droit, parle d’un devoir et d’une limite aux droits individuels. Par rapport à la morale, un mot plutôt controversé dans nos société démocratiques occidentales modernes, il s’agirait de redéfinir ce qui était compris il y a 70 ans, et se demander comment se porterait la famille si la morale était encore comprise de la même manière en 2018 !

En conclusion, on constate que même si ces droits restent entièrement valables de nos jours, la mise en œuvre des articles dans le contexte de nos sociétés démocratiques modernes fait défaut. L’éducation scolaire qui se faisait sur la base d’une éducation religieuse, normative et communautaire doit être revue, du moment que celles-ci font défaut dans beaucoup de familles. De plus, la mention de morale attire bien plus la colère que le respect dans une société où les comportements individuels qui auraient été qualifiés de dérives il y a un demi-siècle sont considérés comme normaux. La conscience s’est adaptée à cette norme et permet aux couples d’adopter les choix qui leur conviennent le mieux sans penser aux conséquences sociales.

La conférence a été illustrée par de nombreux exemples personnels de la vie de l’oratrice, en particulier dans son aspiration de surmonter avec son mari japonais autant de conflits que possible afin de léguer à leurs enfants des atouts substantiels pour devenir des individus épanouis et des ponts entre les cultures. Ils ont réussi à continuer leur périple grâce au but partagé de contribuer à établir une famille humaine harmonieuse et aux valeurs et vertus universelles qu’ils se sont efforcés de substantialiser peu à peu dans leur famille de 3 générations.

Comme symbole de nouveau départ, du jus sacré a été distribué à l’assemblée après avoir lu les promesses qu’en tant qu’individus, ils maintiendraient leur intégrité sexuelle avant le mariage et qu’en tant que couples, ils resteraient fidèles au conjoint.

La conférence s’est conclue avec des questions-réponses. Plusieurs personnes ont déploré le fait que beaucoup de familles ne s’avèrent pas capable d’éduquer correctement leurs enfants et qu’il ne faudrait accorder le droit de voter et de se marier qu’aux personnes suffisamment matures. Tant qu’il n’existe pas de moyens de mesurer le degré de maturité d’une personne, le critère de l’âge physique restera valable et l’ « âge nubile » demeurera relatif aux lois en vigueur dans les différents pays. Il a aussi été mentionné que l’on ne connaît pas suffisamment le contenu des droits de l’Homme et qu’il faudrait absolument les enseigner à l’école. Finalement, c’est toute la question de l’éducation scolaire qui a été remise en question et nécessiterait une réforme drastique pour viser au plein épanouissement de la personnalité humaine.

A 18h, tous se sont levés de leur siège et ont continué de socialiser autour des différents mets commandés auprès de l’hôtel ainsi que des sushis, du n’dole et des beignets préparés par la famille et des ambassadrices de paix. A mentionner que trois personnes étaient présentes avec l’intention de faire connaître et de vendre leurs bijoux ou du n’dole fait maison.

C’est avec un sentiment d’avoir réfléchi à des thèmes essentiels et d’avoir acquis de nouvelles connaissances que l’assemblée, composée de nombreuses nationalités, a peu à peu quitté la salle avec les quelques jeunes et enfants.

 

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